« Avant 21 mois, un enfant ne peut sentir ce qui se passe dans ses intestins », « Les sphincters ne seront pas matures avant 2 ans. Forcer à devenir propre votre bébé avant cet âge serait troublant pour lui »…
Accro de livres et de revues, je lisais souvent ce genre de phrases dans les sujets qui développaient la propreté des tout petits et bien sûr, il n’était pas question pour moi de « troubler » mes enfants. Je me suis dis, pas avant 2 ans donc !
Vers, 10 mois, Nathan, notre aîné a commencé à gambader un peu partout avec son youpala, me suivant du mieux qu’il pouvait dans la maison. Le seul endroit où il ne pouvait pas passer (hormi les escaliers) était les toilettes car par habitude, je ferme toujours la porte à clé quand je me trouvais à l’intérieur. C’est sans doute la première chose qui a aguiché sa curiosité. Petit à petit, il chercha à comprendre le fonctionnement du WC et quand plus tard, il atteignait le poignet de la porte, il s’engouffra seul à l’intérieur parfois pour me suivre, parfois juste pour voir. Instinctivement donc, vers ses 15 mois, j’ai décidé d’ « enfreindre la loi » et je lui ai acheté son pot. Au début, j’ai laissé traîner l’objet dans sa chambre et je le surprenais parfois jouer avec comme avec n’importe quel autre jouet. Il le remplissait de ses babioles, il le poussait comme une petite voiture, il le mettait sur sa tête…Bref, il s’y s’habituait juste. Et quelques jours plus tard lorsque le « nouveau jouet » ne l’emballait plus, j’ai essayé de lui expliquer ce que c’était et je l’ai rangé dans les toilettes. A partir de là, alors que je savais très bien maintenant scruter ses envies de caca, j’accourre chercher le pot et je le mettais dessus avec la couche et le pantalon. Bien sûr au début il ne resta pas longtemps là. Mais petit à petit, il comprit qu’il était beaucoup plus à l’aise quand il poussait sur le pot. Lorsqu’il a bien comprit à 16 mois, j’ai commencé à ôter la couche et il m’a fait son premier caca dans le pot. Le reste a suivis facilement et sans grands heurts. Il suffisait de garder un certain rythme :
- le mettre sur le pot après les 3 principaux repas
- ne pas l’y laisser plus de 5 minutes
- le divertir pendant les 5 minutes où il y reste et le laisser tranquille quand il pousse
Des accidents, ouiii, bien sûr qu’il y en avait mais j’essayai d’être tolérante. Je lui parlais beaucoup et je le grondais quand même lorsqu’il me ça dans la couche alors qu’il vient de sortir d’un pot tout propre.
Lorsque la notion du caca a été ainsi assimilée, nous nous sommes attaqués à celle du pipi. C’est là que les slips ou les couches culottes ont été enfilés. Et une nouvelle règle a été rajoutée : le mettre sur le pot toutes les heures ou même toutes les 30 minutes s’il buvait beaucoup (il fallait être dispo).
A un peu moins de 2 ans, il a appris à dire caca et pour aller à la selle, et pour faire pipi. Il ne parvenait pas encore à faire la différence mais le fait est qu’il voulait évacuer quelque chose alors j’accourais.

A un peu plus de 2 ans, il voulait faire ça dans les toilettes, comme nous. Au début, il fallait le tenir, (surtout éviter qu’il ne tombe dedans car cela aurait été très traumatisant évidemment) et puis petit à petit, il s’est amusé à tenir l’équilibre. C’était presque gagné.
A 2 ans ½, Nathan s’est fait circoncire. Par la suite de cette petite opération, il fallait laisser à l’air libre le zizi, de jour… comme de nuit. Ce qui a boosté la propreté complète car depuis, il a laissé la couche de nuit aussi. D’autres rythmes s’imposaient et on continue aujourd’hui alors qu’il va bientôt avoir 4 ans :
- le réveiller au moins une fois vers minuit et une fois vers 3 h du matin lorsqu’il a beaucoup bu dans l’après-midi (au bon soin de papa)
- faire pipi avant et après dodo
Nous attendons patiemment qu’il se réveille de lui-même maintenant et on commence à lui en parler.
Pour son frère, cela s’est presque passé comme ça. Aujourd’hui, à 25 mois, il est au stade de la culotte pour la journée, il apprend à tenir l’équilibre dans les toilettes, il dit caca pour les deux (lorsque c’est vraiment ça, il me montre la cuvette et dit « Pepe eto Datiana », son prénom à sa façon, signifiant « Baritiana veut s’asseoir là » alors je comprends), il porte toujours une couche pour les nuits mais il arrive que celle-ci soit nickel le matin. On attend la circoncision pour conclure tout ça.
Pour la question qu’on pose si « un enfant peut être propre à 2 ans sans le troubler », je répondrai oui, certainement. A lire cet article, tout parait si facile mais il est clair que beaucoup de chose entre en jeu dont la disponibilité (l’avantage d’être à la maison) et la patience de la maman (il fallait me voir quand je reste assis à côté du pot des minutes, quand je serre les dents lors des petits accidents…). Mais il faut aussi se dire que chaque enfant est différent et qu’il faut suivre son instinct à lui avant de vouloir faire comme les autres. Pour Nathan et Mathieu, j’ai eu tendance à copier-coller car le petit s’amuse toujours à imiter le grand et ça a marché.
Maintenant si votre petit bout a plus de 2 ans mais qu’il est loin d’être comme mes petits extra terrestres, dites-vous que ce n’est pas grave car après tout, un enfant sera bien propre un jour ou l’autre.
Lire aussi: Premier pas vers la vie sans couche de maman Mia sur son blog MiaCasa










