Archive pour ‘Mompreneur Madagascar’

février 8, 2012

Rencontre avec la Garderie Bouba

   Annicka Hoby  Ramahalimby, le Responsable Relation Publique de la Garderie Bouba nous parle aujourd’hui de cette garderie qui oeuvre pour l’épanouissement des jeunes enfants à Tananarive, Madagascar. Interview

“Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne” Victor Hugo

Kilonga.com: Bonjour et merci de répondre à cette interview qui répond à la demande de nombreuses mamans!

Annicka H. Ramahalimby: Bonjour et merci de vous intéresser à notre activité.

Kilonga.com: Alors, pour commencer pouvez-vous nous présenter la Garderie Bouba?

Annicka H.Ramahalimby: La garderie Bouba accueille tous les petits enfants de 18 mois à 3 ans et demi voire 4 ans. Elle oeuvre pour leur épanouissement dans un cadre hygiénique et coloré suivant un programme pédagogique bien défini.

Kilonga.com: Quand a t-elle vu les jours?  Où se trouve la Garderie Bouba?

Annicka H. Ramahalimby: Nous avons ouvert les portes officiellement le 5 Mars 2011 et avons commencé à accueillir les enfants 2 jours après, c’est à dire le 7 Mars. La Garderie se trouve en plein centre-ville de Tanà, à Antaninandro, au niveau de la Cité-Perrier.

Kilonga.com: Quel a été l’élément déclencheur pour monter une garderie à Tana?

Annicka H. Ramahalimby: Je pense que c’est surtout le besoin d’éduquer les enfants dès leur très jeune âge. Cette tranche d’âge est un peu négligée chez nous. Il faut dès lors leur apprendre à être ‘indépendant’ et sociable. C’est à dire les apprendre à vivre en société, entouré de différents adultes et d’autres enfants tout en se débrouillant seul. Mais c’est aussi une manière pour nous d’aider les parents à combiner vie professionnelle et vie personnelle. Notre objectif c’est d’en faire un enfant respectueux.

Kilonga.com: Pouvez-vous nous présenter l’équipe de la Garderie Bouba?

Annicka H. Ramahalimby: Joanna Aina Ramahalimby en est le Directeur Gérant. Nous sommes entourés d’une Directrice Pédagogique avec 40 ans d’enseignements derrière elle. Une maîtresse pour les deux classes: TPS (Toute Petite Section) et PS (Petite Section) , les nénènes (aide-maîtresse) . Jacquot A. Ramahalimby, administrateur de la page Facebook et moi-même, Responsable Relation Publique.

Kilonga.com: Les équipes enseignantes ont-elles suivies des formations particulières?

Annicka H. Ramahalimby: La maîtresse a 10 ans d’expériences dans l’enseignement. C’est cette dernière qui prend en charge la formation des aide- maîtresses avant d’intégrer la Garderie Bouba. Néanmoins des formations dispensés par ISTS CARO  (http://istsmada.com) concernant l’éducation des enfants ont été suivi par toute l’équipe avant l’ouverture de la Garderie Bouba.

Kilonga.com: Comment s’inscrit-on à la Garderie Bouba, quelles sont les procédures à suivre?

Annicka H. Ramahalimby: Nous acceptons les enfants toute l’année tant qu’il y a une place disponible. Il y a 15 places au total selon les normes exigées par la CISCO). Pour s’inscrire, je vous invite à nous rencontrer directement à Antaninandro,  par téléphone, par mail ou via message privé à l’un des administrateurs de notre page Garderie Bouba sur facebook.

Kilonga.com: Annicka, pouvez-vous nous donner une journée type à la Garderie ?

Annicka H. Ramahalimby: Nous commençons la journée par un petit déjeuner et ce pour tout le monde. Ensuite nous attaquons l’activité du matin selon le programme pédagogique de chaque classe. Cela peut être de la peinture, du coloriage, du dessin. Après le goûter nous reprenons les activités. A midi, nous proposons la cantine aux enfants, de la sieste après le déjeuner. L’après-midi on fait des jeux libres.

Kilonga.com: Comment ça se passe au niveau de l’accueil des enfants?

Annicka H. Ramahalimby: Les enfants viennent à la garderie 5 fois par semaine, pendant la période scolaire. Nous suivons le calendrier français. Néanmoins pour plus de souplesse et d’organisation, nous acceptons des enfants pendant les vacances selon les besoins des parents. Evidemment pendant  les vacances, nous accordons plus de temps aux jeux.

Kilonga.com: Et par rapport à l’ouverture et à la fermeture des portes?

Annicka H. Ramahalimby: En général, les parents ramènent leurs enfants vers 7h le matin. Nous démarrons la journée à 8h. Certains enfants rentrent a midi, d’autres non, puisque nous disposons d’une cantine. Après, suivant la disponibilité des parents, les premier départs s’effectuent vers 16h- 17h. Nous donnons aux enfants une petite douche toujours suivant le besoin des parents.

Kilonga.com: Pouvez-vous nous en dire plus sur les activités proposées?

Annicka H. Ramahalimby: Les activités sont proposées selon l’âge de l’enfant. Nous faisons attention à ce qu’elle soit adaptée à son développement puisque les programmes sont les mêmes que ceux d’ une “école homologué”: travail manuel, travail de motricité, principes de vie en société et beaucoup d’autres.

Kilonga.com: Et à propos de la cantine, que proposez- vous dans les assiettes?

Annicka H. Ramahalimby: Nous y prêtons une grande attention puisque nous ne cuisinons que des fruits et légumes de saison et veille à ce que les plats servis répondent au besoin nutritionnel de nos petits écoliers (qualité et quantité) . En général, il y a une entrée, un plat de résistance et un dessert. Les enfants ne manquent pas de produits laitiers non plus puisque il y en a tous les jours soit au petit déjeuner soit au goûter.

Kilonga.com: Annicka, qu’est ce qui pourrait vraiment attirer les parents à venir s’inscrire chez vous et pas ailleurs?

Annicka H. Ramahalimby: Notre différence  c’est l’organisation d’évènements ponctuels à destination des enfants. Par exemple la chasse aux oeufs de pâques, le noel des oursons, les anniversaires.

Kilonga.com: Un petit mot pour couronner peut-être?

Annicka H. Ramahalimby: “Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne” Victor Hugo

 Merci à Annicka pour cette belle rencontre avec la Garderie Bouba dont les activités et le programme pédagogique nous ont vraiment conquis. L’équipe n’a pas lésé non plus dans la décoration attrayante de la Garderie . D’ailleurs les équipements de la Garderie sont adaptés a la taille et au confort des petits enfants suivant les normes exigés par la CISCO. Et au niveau de la santé, rien à craindre une pédiatre vient périodiquement faire un petit contrôle de routine. 

  • Pour contacter la Garderie Bouba: 
Joanna Ramahalimby- Directeur Gérant

Joanna Ramahalimby- Directeur Gérant

Adresse: Cité- Perrier Pav. 16 Antaninandro

Tél:  00 261 34 66 55 169

Mail: garderie.bouba@gmail.com

Website: http:/garderiebouba.blogspot.com

Facebook: http://www.facebook.com/Garderie.Bouba

La marque “Garderie Bouba” est protégée par l’Office Malgache de la Propriété Intellectuelle (OMAPI)

Copyright et Crédit Photos: Toutes les images présentées sont la propriété des photographes de la Garderie Bouba

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mars 21, 2011

Nathalie: femme malagasy, mère active

Nathalie est une femme très dynamique. Elle est arrivée en France avec ses deux garçons en 2005 après un regroupement familial. Son mari travaillait au BMOI quand il a décidé de partir pour la France en 2003. Aujourd’hui ils sont 5 à la maison, le petit dernier est né neuf ans après le cadet pour une histoire de papier…

  • Nathalie, 39 ans,  Agent d’escale, 3 enfants. Mariée à Lova,  39 ans, Conducteur de poids lourd.

Kilonga.com: Bonjour Nathalie. Une petite présentation?

Nathalie: Je travaille en tant qu’Agent d’escale à l’aéroport de Paris. Je suis maman de 3 grands garçons et je suis mariée depuis  presque 15 ans maintenant. Je suis arrivée en France en 2005, 2 ans après mon mari. Nous avons toujours vécu dans la banlieue parisienne.

Kilonga.com: Ton mari est arrivé 2 ans avant toi. Pour quelle raison?

NathalieMisava làlana akia a! (rire)  .A vrai dire nous ne pouvions pas partir tous ensemble. Pas avec les deux enfants en tout cas, ils  avaient 9 et 6 ans à l’époque. Ca aurait été la galère.


Kilonga.com: Comment vivais-tu cela? Assumer seule la responsabilité de tes deux enfants durant 2 ans?

Nathalie: Je ne sais pas au fait, parce que nous habitions chez ma belle famille et il y avait les grands parents présents. Au final, je n’ai pas vraiment ressentie une difficulté par rapport à l’éducation et à l’autorité parentale. Mon mari nous appelait toute les semaines, on s’envoyait des e-mails mais c’était très rare. Il m’a plutôt manqué physiquement (rire). Mais de toute façon je me disais que c’était pour la bonne cause.

Kilonga.com: Et ton mari, comment vivait-il cette séparation, cette décision?

Nathalie: (grimace) La galère! Il a quitté son poste dans l’espoir de trouver quelque chose après la crise de 2002, si tu te souviens. Mais en vain. Du coup il s’est mis en statut étudiant en reprenant les études. Nous avons de la famille ici qui pouvait l’aider dans les différentes démarches. Il est entre autre de nationalité française de sa grand- mère, mais après la colonisation à Madagascar les descendants n’ont pas voulu garder la nationalité. Quand il a pu prouvé ça, ça a été réglé.

Kilonga.com : Donc en 2005, tu es arrivé avec vos fils et alors?

Nathalie: Nous étions hébergés par- ci par- là chez des amis, des connaissances, la famille le temps de faire les inscriptions à l’école des enfants. Mon mari a trouvé des petits jobs en dehors de ces études. La première année  je n’ai pas travaillé du tout, je m’occupais de nos papiers administratifs, des enfants. J’ai fait appel à la caf, à l’assistante sociale pour avoir un appartement stable. Je l’ai eu très rapidement. Etant une famille croyante et pratiquante, nous avons très tôt intégré le fpma, ce qui nous a permis d’élargir nos réseaux.

Kilonga.com: L’intégration s’est bien déroulée alors? Comment ça s’est passé du côté du travail?

Nathalie: Nous avions la caf avec deux enfants c’était autour de 400 euros par mois, vu que nous n’avions pas de ressources stables. Et comme je suis tombée enceinte très rapidement, je n’ai pas travaillé de suite. Je me suis vraiment investie dans la vie de l’église et la louange de Dieu. Mon mari et moi sommes diacre, je fais partie du membre dorkasy et sampan’ny vehivavy. Les garçons font du scoutisme et du sekoly alahady. Je suis fière de tout cela car la vie est dure et sans l’aide de Dieu nous ne serions pas là aujourd’hui.

 

Et puis bien sûr je peux compter sur l’aide de mon mari. On se soutient beaucoup, c’est important!


Kilonga.com: Actuellement tu es active n’est ce pas? Depuis quand et comment tu t’y es organisée avec trois garçons?

Nathalie: J’ai commencé quand mon dernier avait 2ans et demi par là. J’ai commencé par de l’intérimaire puis je suis titulaire de poste maintenant. Comment je faisais? Et bien j’ai mes soeurs de l’église qui m’ont aidés . Elles ont acceptés de garder mes enfants les jours où je partais tôt de la maison ou quand je rentre tard. Et puis bien sûr je peux compter sur l’aide de mon mari. On se soutient beaucoup, c’est important!


Kilonga.com: Et les enfants comment ça se passaient pour les deux grands le changement de vie?

Nathalie: A Madagascar, ils étaient plutôt contents de partir pour la France. Ils frimaient (rire). Quand nous étions arrivés, ce fût quand même un choc surtout pour mon aîné. L’hiver n’a pas arrangé tout cela bien sûr et comme nous n’avions pas notre propre appartement, cela a été difficile. A Madagascar, ils avaient chacun leur chambre, nous habitions une grande maison d’environ 150m² avec des hectares de terrains. C’est différent, mais on a confié tout cela à Dieu et Il a écouté nos prières.


Kilonga.com: As-tu eues des difficultés pour trouver du travail?

Nathalie: Tu peux toujours trouver du travail si tu n’es pas compliqué. Rehefa tsy sarotiny e! .Les petits jobs y en aura toujours, déclaré ou non déclaré. Moi je travaillais dans une agence de voyage à Madagascar et cela m’a aidé pour trouver ce job.


Kilonga.com: Ton mari et toi aviez quand même une très bonne place à Madagascar, qu’est ce qui vous a poussé à partir?

Nathalie: L’avenir des enfants après la crise de 2002 était incertain. Certes mon mari avait une très bonne place au BMOI, nous faisions partie de la haute sphère à Tana. La décision de partir a été mûrement réflechie.


Kilonga.com: Quelquesv regrets tout de même, non?

Nathalie: Parfois oui, parfois non. Il suffit que je pense aux enfants et c’est parti. Moi oui, je regrette ma vie là-bas. Enfin ce n’est pas vraiment un regret c’est plutôt une nostalgie.


Kilonga.com: Si tu as à choisir en étant une mère active, c’est à Madagascar ou en France que l’on vit le mieux?

Nathalie: Je peux dire les deux (rire)? Oui, chacun a son avantage. A Madagascar, tu habites une grande maison avec un grand terrain.  Tu peux avoir un travail stable donc un salaire moyen mais tu as du mal à boucler tes fins du mois. En France tu peux bénéficier des aides sociaux, à partir de 3 enfants tu as pas mal de réduction d’impôt, des aides de partout en étant une famille nombreuse. Mais tu n’es pas apprécié par tous, il y a de plus en plus de raciste (fou rire). Non sans rire, Par rapport à mes amies là-bas je suis mieux à l’abri en France.


Kilonga.com: Un retour est envisagé ou non?

Nathalie: Quand? tu rigoles! Les garçons ils n’ont plus d’amis là-bas. Quant à moi, je ne supporterai plus la mentalité.  Peut- être dans nos vieux jours, qui sait? Mais pas en ce moment, nous avions fui la crise et aujourd’hui c’est encore pire. Non, il faut avoir des millions d’euros pour retourner au pays et nous ne l’avions pas encore. On verra… asa rehefa vovoka angambany!

Kilonga.com: En tout cas, merci beaucoup Nathalie. je te souhaite le meilleur

Nathalie: Merci tatisy de kilonga.com (fou rire)

mars 14, 2011

Hanitra:Femme malagasy, mère active

Quand j’ai appelé Hanitra pour fixer un rendez-vous afin de l’ interviewer, j’ai été etonné qu’elle me donne un rendez-vous chez elle un mercredi vers 19h. Dans ma tête je me suis dit qu’elle était peut être à 80% , que de ce fait elle ne travaille pas le mercredi et non. Cette jolie dame de la trentaine travaille à temps plein et elle m’a donné rendez-vous 3àmn à peu près après aller cherché ses deux gosses, un à la garderie et un chez l’assistante maternelle. Je me suis dit alors que j’allais plonger dans l’univers de MotherFucker (le spectacle de Florence Foresti), mais surprise…

  • Hanitra, assistante de direction, 30 ans, 2 enfants. Mariée à Nirina , 35 ans, Consultant Indépendant

“Avec le temps on fini par nous expérimenter”

Kilonga.com: Bonjour Hanitra. Merci d’avoir accepté de représenter la femme active malagasy en France. Peux-tu te présenter à nos lecteurs?

Hanitra: Je m’appelle Hanitra, je suis mariée à mon homme,  Nirina,  depuis 8 ans et nous avons deux petits coeurs âgés de 5 ans et 3 ans. Je travaille en tant qu’assistante de direction et mon mari lui, travaille à son compte. Et nous habitons la banlieue sud de Paris.

Kilonga.com: Comment ça se passe  la gestion d’un foyer avec deux gosses et un travail à plein temps? Tu m’excuseras mais je suis un peu étonné là, tu as accepté de me recevoir en milieu de semaine.

Hanitra: (Rire) Avec le temps on fini par nous expérimenter. Je vais chercher les gosses le soir, mon mari les ramène le matin. Aro reste à la garderie, Miora est chez l’assistante maternelle. Les jours où nous ne pouvons pas aller cherché les enfants aux heures qu’il faut, il y a une baby sitter d’urgence. Nous pouvons compter aussi sur mon frère et ma belle soeur parfois car ils habitent pas trop loin.

Kilonga.com: Et le bain, les devoirs et le repas, tu n’as pas à les préparer?

Hanitra: C’est mercredi, les devoirs de Aro il les a fait hier à l’étude, j’ai juste à jeter un coup d’oeil et lui faire répéter une poésie. Quant au bain ça a été fait pendant que je rangeais un peu.  Pour le dîner j’ai sorti un repas congelé que j’ai préparé avant. Sinon si je ne trouve rien je cuisine quelque chose de vite fait, comme des raviolis ou du spaghetti.

Kilonga.com: Hanitra, je ne te cache pas mais je suis surprise de trouver ta maison très clean un mercredi soir? Mary Poppins se cache ici peut être?

Hanitra: ( éclat de rire) Non, bien sûr que non! Nous avons une femme de ménage.

Kilonga.com: Ah!(suprise) En tout cas vous avez su trouver de l’aide pour organiser votre quotidien. Je ne connais pas beaucoup de malgache dans mon entourage qui emploie une femme de ménage.

Hanitra: Pour avoir une vie à peu près équilibré c’est une règle d’or de faire appel aux services à la personne. Par exemple, je ne fais plus le repassage et le ménage qui prenaient énormément de mon temps. Nous avons décidé de nous faire livrer nos courses et ce n’est pas si cher que ça, c’est gratuit à partir de 50 euros d’achats. Fini donc le samedi après-midi à faire la queue dans un supermarché. Désormais ces temps, nous les utilisons en famille: promenade, sport, activité et shopping pour moi. Les gens sont étonnés quand je leur dit que j’ai  une femme de ménage, mais au final, tout le monde acquiesce quand je leur dit que nous avons bien des  mpanampy à Madagascar?

“Pour avoir une vie à peu près équilibré c’est une règle d’or de faire appel aux services à la personne”

Kilonga.com: C’est à dire que ce n’est peut-être pas le même coût et c’est difficile pour nous d’employer quelqu’un en France?

Hanitra: Qui a dit ça? A situation égale à Madagascar nous avons des mpanampy. J’ai des amis, des jeunes comme nous qui ont des mpiasa an-trano à Madagascar,rajoutez le gardien et le chauffeur. Ce n’est pas un privilège, en plus il y a des réductions d’impôts pour nous en France. Il ne faut pas comparer l’euro avec l’ariary mais la situation de vie. A quoi ça sert de travailler sinon?

Kilonga.com: D’ailleurs à propos de ça, 30 ans, 2 enfants la carrière est finie? Est-ce que le temps est maintenant consacré aux loisirs et aux plaisirs de vivre ou bien vous pensez encore à une ascension sociale?

Hanitra: Moi, je me suis fixée une idée. Mon travail ne doit pas prendre le dessus sur ma vie privée. Quand j’ai eu Aro, 3 mois après sa naissance,  j’ai repris le travail. Ca a été dur mais il le fallait car à l’époque je commençais juste à travailler et nous avons le remboursement de la maison. Avec Miora, je me suis arrêtée 1 an, en posant un congé parental. J’ai comparé les deux situations, avec moi les enfants se sentaient vraiment bien, s’épanouissaient très vite. Mais je ne suis pas faite pour être femme au foyer. Alors je me suis dit que je travaillerai à condition de ne pas rentrer tard le soir, de ne pas ramener du travail à la maison, de ne pas travailler à plus d’1h de transport de chez moi. Enfin des petites choses quoi!

Kilonga.com: Pourquoi ne pas travailler à plus d’1h de chez toi, beaucoup de femmes le font?

Hanitra: Pour pouvoir rentrer vite quand l’école m’appelle pour une gastro-entérite ou une fièvre. Et surtout je ne l’ai pas encore mentionné mais je me suis juré de ne  plus jamais reprendre le transport en commun. Donc je suis actuellement à trois quart d’heure en voiture de mon lieu de travail. Cela facilite notre vie. Je finis à 17h je récupère les enfants à 17h45 par là. Je suis chez moi à 18h.

Kilonga.com: Et ton homme, quel est son statut à la maison? De nos jours, beaucoup réclament l’égalité homme -femme au travail comme à la maison?

Hanitra: Quel statut veux-tu qu’il a? C’est l’homme, il gronde, il pose les règles, il fini tard au travail, il ne veut pas qu’on l’embête pour ci ou pour ça. C’est aussi une des raisons pour laquelle nous avons fait appel aux relais. Je suis moi aussi fatiguée quand je rentre de mon travail. C’est vrai qu’il m’aide – à mettre les assiettes dans le lave-vaisselle ou encore d’étendre le linge, ou bien de cuisiner le dimanche ou quand nous recevons des invités. Mais ce n’est pas sûrement lui qui va passer l’aspirateur, faire le lit de tout le monde, nettoyer le vitre, astiquer les meubles, et bien d’autres choses encore. Sa corvée à Monsieur est restreinte.

Kilonga.com: Pour toi, en étant une maman active, crois-tu que c’est plus facile de mener une vie de famille en France ou à Madagascar? A situation égale ou non.

Hanitra: A situation égale, en ayant la possibilité de faire appel à de l’aide extérieur. Je pense qu’on vit mieux en France. Qu’est ce qui nous manque ici finalement si ce n’est la joie de se trouver en grande famille lors des réunions comme le mariage, les fahoriana. Mais si tu as beaucoup de famille ici, et qu’en plus tu les vois régulièrement, pourquoi ne pas choisir de vivre ici?

Kilonga.com: Pour finir, selon toi quelle serait l’arme secrète de la mère active?

Hanitra: C’est l’organisation et la discipline.

Merci à Hanitra et ses deux petits loupiots de m’avoir reçu chez eux.

mars 9, 2011

Femme malagasy, Mère active: mais comment font -elles?

Comment ça se passe les quotidiens d’une maman malagasy active en France? J’ai posé récemment cette question aux membres amis de la page fan de kilonga.com sur facebook. Bon nombre d’entre vous ont répondu et ont exposé leur ressenti, leur difficulté, leur quotidien de femme et mère active. Oui, je l’ai déjà dit les femmes malagasy ont toujours été actives mais comment font-elles pour organiser leur quotidien? D’ailleurs c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer le réseau Mompreneur Madagascar. Allié vie professionnelle et vie familiale n’est pas facile, pour se comprendre j’ai interviewé quelques femmes actives autour de moi. Voici donc des profils de  femmes malagasy et mère active vivant en France, à Madagascar mais aussi des femmes françaises avec lesquelles nous pouvons comparer nos situations.


  • Mirana, Chef de projets, 31 ans, 1 enfant. Mariée à Haja,  33 ans, Directeur financier

“Chouchouter mon mari c’est presque fini parce que j’ai toute une corvée derrière”

Kilonga.com : Bonjour Mirana, Merci de nous avoir accordé un temps dans ton emploi du temps très chargé. Peux-tu te présenter à nos lecteurs pour commencer.

Mirana: Et bien je m’appelle Mirana, j’ai 31 ans, je suis mariée, nous avons 1 enfant de 3 ans et demi. Je suis chef de projets dans une grande boite française et je suis en France depuis maintenant 10 ans. J’habite à Corbeil Essonne et je travaille à Paris. Ce qui représente à peu près 1h30 de transport de porte à porte.


Kilonga.com: Et comment ça se passe?

Mirana: Disons que j’ai un métier à responsabilité, un mari qui travaille beaucoup, un enfant qui reste énormément chez une nounou. Pas assez de temps!

Kilonga.com: Et quel est ton ressenti par rapport à ça, justement?

Mirana: De culpabilité, un sentiment de n’être jamais heureuse à 100% ou d’être à jamais satisfaite. De ne pas être là pour mon fils, de ne pas suivre ses progrès. Quand je rentre je suis tellement fatiguée que mes priorités sont restreintes: bain et repas de mon fils. Peu de temps seulement après je dois déjà le coucher. Mais je prends quand même un peu de temps pour lire une histoire avec lui ou partager un fou rire ensemble, c’est mon “tarigetra”. Vers 20h ma vie de femme commence jusqu’à minuit: chouchouter mon mari c’est presque fini parce que j’ai toute une corvée derrière.

Kilonga.com: Malgré ton emploi du temps monstre tu arrives quand même à trouver du temps pour jouer avec lui alors, c’est bien, tu t’es bien organisée?

Mirana: Par ci par là en économisant bien (rire): 5 mn à table, 10mn dans le bain, 5mn au coucher. Sinon c’est aussi “depêche-toi”, “arrêtes de pleurer”, “manges ta soupe”.

Kilonga.com: Selon toi, les autres mamans ressentent-elles cette difficulté et ont le même rythme que toi ou tu es un cas à part? Je veux dire par là est ce une exception dû à ton statut professionnel ou c’est généralisé en France?

Mirana: Cela dépend de beaucoup de choses. Déjà ce n’est pas le même rythme si on habite à proximité de notre lieu de travail. Que ce soit à Paris ou en périphérique. Moins de temps de transport veut dire plus de temps disponible. Moi avec 2h de transport matin et soir je perds beaucoup de temps. Sans compter les jours de grève, de problème de trafic etc. Habiter en banlieue et travailler à Paris, c’est vraiment une sacrée organisation. Après tu peux aussi choisir d’aller en province mais c’est une autre qualité de vie: pas assez de travail et d’opportunité de carrière.

Kilonga.com: Peux-tu nous donner une journée type de la maman active?

Mirana: Alors,avec mon mari nous avons dû nous faire un emploi du temps féroce (rire). On se partage une semaine sur deux de ramener Matio à l’école. C’est à dire que quand c’est moi qui le ramène, c’est lui qui le récupère chez la nounou. Le jour où je suis du matin.Nous partons un peu plus tard, je le ramène à l’école à 8h20 et j’arrive au bureau à 10h par là. Quand c’est mon mari qui est du matin il le ramène à 7h chez la nounou. Moi je suis déjà dans mon train pour arriver au bureau vers 8h pour pouvoir partir tôt le soir c’est à dire vers 17h si je n’ai pas de réunions. Quand c’est le cas, Matio reste chez la nounou jusqu’à ce que j’arrive. Certains jours nous le récupérons vers 20h le soir. Cette dame est notre pilier, elle ramène Matio à l’école le matin et va le chercher aussi à 16h 20. Elle est très flexible et c’est important.

Kilonga.com: Finalement c’est toute une organisation, presque un rituel. Et quand il est malade?

Mirana: Nous avons eue la chance d’avoir une nounou formidable, qui accepte les enfants malade (soupir). C’est rare!  Mais la contre-partie c’est qu’il faut la payer et elle vaux chère. A ce niveau là, mon mari et moi avons décidé de lui donner tout ce qu’elle veut. Elle a bien compris que nous avons besoin d’elle et elle nous le fais savoir. En tant que maman, je suis la personne que mon fils a le plus besoin mais je ne peux pas non plus m’absenter tout le temps. Quand je n’ai plus de solution je ne regarde pas le prix de la nounou, je lui dois beaucoup.

“Notre seule règle c’est lui donner ce qu’elle demande sans faire de chichi car elle garde notre enfant”

Kilonga.com: Combien à peu près de frais de garde par mois tu dépenses pour Matio?

Mirana: Ah! Mon mari et moi sans nous vanter gagnons bien notre vie. Je dis ça parce que le prix d’une nounou est calculée par rapport à nos revenus. Je paye à peu près 4 euros de l’heure* et 3 euros de frais d’entretien (électricité, goûter, etc). Je fournissais moi-même les couches et les boites de lait quand Matio était encore bébé (c’est sa nounou depuis qu’il est né). Nous déclarons seulement les horaires “normaux”, c’est à dire de 7h à 19h . Quand il nous vient à dépasser ces tranches horaires, je lui paye cash en tarif libre. Dès fois je lui paye 10 euros/ heure comme une baby sitter. A la fin du mois je la laisse calculer les heures, j’établis la feuille de paye à déclarer et je lui donne un peu plus si nous avons beaucoup débordés. Au mois de Juillet- Août elle reçoit une prime de vacances, ainsi qu’au mois de décembre pour une prime de noël. Je crois qu’il y a eu des mois où elle a gagné à peu près 1000 euros de salaire et elle garde 3 enfants cette dame. Notre seule règle c’est lui donner ce qu’elle demande sans faire de chichi car elle garde notre enfant.

Kilonga.com: Pour toi, en étant une maman active, crois-tu que c’est plus facile de mener une vie de famille en France ou à Madagascar? A situation égale ou non.

Mirana: Sincèrement, à situation égale je choisirai de vivre à Madagascar. Il y a quelque chose de magique là-bas qui fait que malgré la vie difficile on a la joie de vivre. J’accorde qu’ici le bonheur est matériel. J’habite dans une grande maison, j’ai deux voitures, j’ai tous les électroménagers dernier cri, je peux me permettre d’acheter 300 euros de courses par mois et je peux partir en vacances quand je veux mais je suis toujours grincheuse (rire). J’ai perdu la notion de fihavanana, je suis égoïste, râleuse, non pratiquante, matérialiste.

Kilonga.com: Pourquoi ne rentres-tu pas dans ce cas là?

Mirana: Parce que j’ai galéré tant et tant pour avoir tout ce que j’ai aujourd’hui. La vie que j’ai construite ici, je ne peux pas l’abandonner pour revivre à Madagascar et puis vu notre situation je n’ai pas envie d’entendre des taim-bava par ci par là. J’y suis, j’y reste.

Kilonga.com: Si j’ai bien compris, vous les malagasy d’andafy vous faites le mimenomena, rien ne vous suffit ici mais vous restez quand même. c’est assez frustrant d’entendre ça quand même?

Mirana: (éclat de rire) Disons simplement que nous sommes bien intégré à la société et à la valeur française. Je suis de couleur et d’origine malagasy mais je vois la vie comme un français. Une bounty

Kilonga.com: Très bien, j’ai saisi le message. Moitié malagasy moitié français, jamais content?

Mirana: Peut-être, oui.

Kilonga.com: Merci beaucoup en tout cas de nous avoir reçu, quel pourrait être la perle rare qui peut combler ton bonheur?

Mirana: Réussir l’éducation de mon fils, lui transmettre des valeurs que mon mari et moi trouvons importantes pour sa survie ici. Je suis malgache mais lui qui est-il?


“Je suis de couleur et d’origine malagasy mais je vois la vie comme un français. Une bounty”

*Pour calculer le coût de votre assistante maternelle, voici le lien

mai 18, 2009

Les bougies Sarasoa: une mompreneur

(c) sarasoa

(c) sarasoa

Interview (dans une ambiance décontractée et amicale) de Sahondra Rakotovao- Ravahatra, créatrice et gérante de Sarasoa, fabrication de bougies ‘bio’ à la cire d’abeille. Membre des Mompreneur Madagascar sur facebook

Entreprendre à Madagascar ce n’est pas facile mais on peut y réussir, il faut y croire, persévérer, avoir de l’ambition. La preuve!

[kilonga.com]: Bonjour Sahondra et merci de nous accorder cette interview virtuelle!

[sarasoa]: Bonjour, je t’en prie

[kilonga.com]: Tu es où physiquement ?
[sarasoa] : Je suis à Madagascar e! mais j’étais 10 ans à paris, avant de rentrer à Mada en 2001. Maintenant, je regrette bien d’être rentrée
[kilonga.com]: Pourquoi?
[sarasoa]: J’ai quitté Madagascar après mon bac, j’ai fait toutes mes études supérieur à Paris, je me suis mariée, j’ai accouchée. Juste après je suis rentrée parce que c’était déjà ancré dans ma tête que je partirai en France juste pour étudier, c’est ce que mes parents avaient programmé. Puis, juste après avoir accouché j’ai cherché du boulot à Madagascar. J’ai eu la chance de trouver facilement, trop tôt même puisque ma fille n’avait que 3 mois quand on a fait notre déménagement vers Madagascar. J’ai travaillé pendant 2 ans chez Parabole Madagascar en tant que Responsable administratif et financier. J’y ai appris plein de choses intéressantes, avec des gens intéressants mais je ne m’épanouissais pas parce que je stressais de laisser ma fille avec la bonne à la maison
[kilonga.com] : Je pense que tu as fais le bon choix en choisissant d’ouvrir ta boite, non?
[sarasoa] : Oui et non parce que maintenant je suis découragée de tout ce qui se passe ici politiquement
[kilonga.com]: Tu as ta propre boite, non ? tu es épanouie, tu penses à une exportation bientôt c’est pas belle ça? et en plus tu es à côté de ta (grande) famille
[sarasoa] : Je me suis investie à fond pour ma petite boite et voilà que maintenant, je me rends compte que je dois recommencer à zéro!
[kilonga.com]: Effectivement, c’est cela qui est dur pour les entrepreneurs à Madagascar
[sarasoa]: Et oui, l’éternel recommencement
[kilonga.com]: Regrettes-tu d’avoir quitté la France pour Madagascar?
[sarasoa]: Aujourd’hui oui, je regrette. Avant la crise non pas du tout, mais j’aurais dû prévoir que dans un pays aussi jeune, ça ne pouvait que se passer comme ça!
[kilonga.com] : Ne peux t-on pas espérer quelque chose tout de même, ton secteur est porteur non? La bougie on en a toujours besoin dans les pays comme Madagascar que ce soit en décoration ou pour le besoin quotidien
[sarasoa]: Oui, je me tourne sérieusement vers l’exportation. Je ne pense pas au marché local parce qu’actuellement les gens pensent plus aux PPN (produit de première nécessité). Ils n’ont pas le temps ni l’esprit d’appécier la qualité de mes bougies car mes bougies ont une spécificité : elles sont à la cire d’abeille, donc bio! Elles durent plus longtemps et ont moins de coulures que les concurentes
[kilonga.com] : C’est très demandé cela en France, ici c’est la mode Bio partout partout
[sarasoa] : Oui, la France… et je me tourne également vers les îles voisines. Je privilègie et je m’investis pour participer aux salons, forums ou rencontres régionales
[kilonga.com] :Et d’ailleurs au niveau des réseaux ? comment tu as pu créer tes réseaux de retour de France?
[sarasoa] : Le réseau s’est crée tout naturellement par l’approche de femmes ayant les mêmes ambitions et préocupations que moi: jeunes, mamans, entrepreneurs, motivées. Ensemble on a crée l’EFAM (Entreprendre au Féminin à Madagascar), c’est là que j’ai connu Malala qui nous a introduit.

“Mes bougies ont une spécificité : elles sont à la cire d’abeille, donc bio! Elles durent plus longtemps et ont moins de coulures que les concurrentes”

[kilonga.com] : ok! je trouve ça géniale. Combien d’employés tu emploies dans ta société et quelle est ta place? ton rôle?
[sarasoa] : SARASOA est une petite structure de 4 employés, je suis la gérante propriétaire, et occupe les fonctions administratives, commerciales… enfin un peu de tout quoi . Je recrute, je forme, je fais les déclarations administratives, je prépare et anime les évènements, la comptabilité…
[kilonga.com]: Et vous vous situez où exactement?
[sarasoa] : L’atelier se trouve à Soamanandrariny, route de tamatave

[kilonga.com] : Et au niveau de l’emploi du temps comment tu t’organises avec les enfants? en tant que mère-entrepreneure
[sarasoa] : J’ai 2 enfants :une fille âgée de 7 ans et un garçon de 3 ans. Mon emploi du temps professionnel se calque et se plie entièrement au programme des enfants. Maintenant qu’ils sont tous les deux scolarisés, c’est plus facile pour moi de m’organiser, même si maintenant il y a les activités parascolaires par-ci par là, je suis le rythme. Je rattrappe souvent le travail en retard le soir quand ils sont au lit
[kilonga.com] :Ils avaint quel âge quand tu as ouvert ta société et comment tu faisais? c’est pour situer un peu les lectrices sur la possibilité d’entreprendre et de materner
[sarasoa]: C’est le gros avantage que j’ai d’avoir mon bureau à la même adresse que mon domicile (rire). J’ai démarré SARASOA quand je n’avais encore que Sariaka, elle avait 2 ans. Même si j’en étais encore au démarrage, je trouve que l’on est plus disponible en étant son propre chef que salariée
[kilonga.com]: tes parents, ton mari, tes frères/soeurs t’ont aidés? que ce soit au niveau des paperasses, de la garde des enfants ou pour autres choses

[sarasoa] : Oui, et ici on a l’avantage d’avoir une nounou, qui effectivement peut garder les enfants lors de mes déplacements. Et je m’arrangeais toujours pour ne pas m’absenter trop longtemps car les nounou d’ici ne sont pas des pro’ de la puériculture. Ce n’était pas mon but d’arrêter d’être salariée pour envoyer ma fille à la crèche, mon but c’était de l’avoir le maximum avec moi . La nounou c’est juste pour le dépannage de quelques heures.
[kilonga.com]: Et au niveau des papiers administratifs et l’expérience de l’entrepreunariat?
[sarasoa] : Au niveau des formalités administratives de création d’entreprise, j’ai tout fait moi même, ce n’était pas compliqué du tout mais ça prend du temps et beaucoup de va et vient. L’expérience de l’entreprenariat, je l’ai acquise sur le tas, mais surtout je crois que c’est tout un état d’esprit à avoir une volonté, des ambitions, un bon projet
[kilonga.com] : Quand tu as terminé tes études supérieur et que tu as décidé de rentrer à Madagascar, ce n’était pas encore l’effet déclencheur puisque tu as travaillé dans une boite privée. Peux- tu confirmer que c’est la naissance de ta fille qui t’as décidé à ouvrir ta propre entreprise?
[sarasoa] : En effet, l’effet déclencheur c’est surtout ma fille, et le remord de la laisser toute seule avec la nounou toute la journée et puis cette expérience du statut de salarié aussi était sans doute nécéssaire pour pouvoir comparer et apprécier le statut d’entrepreneur.

[kilonga.com]: Avec la crise actuelle, une envie de retrouver le statut salarié?
[sarasoa] :euh… c’est dur de n’entrevoir aucune perspective avant plusieurs mois…

[kilonga.com]: Et les point de ventes ?
[sarasoa] : Je n’ai pas encore de site web. Les bougies lisses sont présentes dans toutes les grandes surfaces (jumbo, shoprite, supermarket) et les bougies déco (qui viennent juste d’être lancées) dans les boutiques Hazomanga à Antsahavola et l’Exemplaire à Antanimena pour seulement moins de 3 euros la pièce

[kilonga.com]: quel beau boulot tu as fait dis donc!

Merci Sahondra!

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